Si l’âge d’or de la SF fut celui de la production en masse de séries B voire Z et de l’invasion en masse de petits hommes verts par des auteurs payés à la page, ce fut aussi celui des vénérables, et pas sans raison, tels que Clarke.
La Guerre froide. Russes et américains se livrent une âpre compétition : quelle sera la première nation à conquérir l’espace ? Aucune car, à la veille du décollage des premières fusées, l’impensable survient. De gigantesques vaisseaux envahissent la Terre.
Et l’humanité trouve ainsi réponse à l’une de ses plus cruciales questions : elle n’est pas seule dans l’univers.
Une fois débarqués, les suzerains ne tardent pas à imposer leur volonté de procéder à un désarmement général, de guérir la maladie, d’endiguer la faim et la misère. C’est un nouvel âge d’or qui commence.
Mais… Un doute terrible subsiste. Peut-on réellement faire confiance à une race qui refuse de se montrer ? Les suzerains n’auraient-ils pas un but caché ?
J’ai été assez soufflé par la maîtrise du suspens. Clarke parvient à le faire tenir jusqu’à la fin du livre, et ce avec une économie d’action assez rare. Pour beaucoup, suspens rime avec rebondissements incessants et hang over de fin de chapitres / de pré-coupure publicité. Pas ici. Vous ne trouverez dans ce livre aucune violence, aucun laser, aucun rayon de la mort, aucun super-héros sauvant l’humanité. Autant dire que l’adaptation cinématographique n’est pas pour tout de suite.
Du coup, voilà un indémodable qui prend pour moi place parmi les classiques du genre, au coté de pas mal d’autres ouvrages de l’auteur tels que 2001
dont il rejoint en partie la thématique.
La Guerre froide. Russes et américains se livrent une âpre compétition : quelle sera la première nation à conquérir l’espace ? Aucune car, à la veille du décollage des premières fusées, l’impensable survient. De gigantesques vaisseaux envahissent la Terre.