
La guerre de cent ans, c’etait pour les fillettes. Dans l’espace, même à la vitesse de la lumière, ça prend du temps d’aller casser la gueule à son voisin. Mais on le fait quand même, ça défoule.
Et en plus, ce qui est marrant avec la relativité, c’est que ceux qui sont dans les vaisseaux ne prennent pas une ride pendant le voyage. Le narrateur est ici un jeune conscrit qui se tape mille ans de guerre. Au hasard des missions lointaines, absurdes et inhumaines, il monte en grade mais est de plus en plus paumé et déraciné dans un futur qui n’a plus grand chose à voir avec ce qui était son présent, et une guerre qui est son seul horizon.
Un bouquin plutot hard science mais pas trop chiant, critique sans être lourd, conceptuel mais modeste : assez agréable à lire, en fait. Pour info, il y a une série BD qui en est tirée, mais je ne l’ai pas lue.
Fruit de l’expérience de Joe Haldeman, combattant au Viêt-nam, La Guerre éternelle – le roman The Forever War, 1974 – obtint le Prix Hugo et le Prix Nebula, les deux plus hautes distinctions de la science-fiction anglo-saxonne.