<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>fredbird.org &#187; sophisme</title>
	<atom:link href="http://fredbird.org/tag/sophisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://fredbird.org</link>
	<description>2004-...</description>
	<lastBuildDate>Wed, 04 Apr 2012 09:29:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Est-ce que j&#8217;existe ?</title>
		<link>http://fredbird.org/2004/01/est-ce-que-jexiste/</link>
		<comments>http://fredbird.org/2004/01/est-ce-que-jexiste/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2004 14:53:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred Bird</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrits]]></category>
		<category><![CDATA[sophisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fredbird.org/?p=30</guid>
		<description><![CDATA[<p>Si l&#8217;on voulait réduire toutes les paroles humaines échangées en une seule, il est possible que l&#8217;on en vienne à celle ci. On peine à croire qu&#8217;elle puisse prendre place dans un dialogue, pourtant.</p> <p>C&#8217;est une question saugrenue, car si je n&#8217;existe pas, comment pourrais-je la poser ? Eh bien, il n&#8217;est pas prouvé que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si l&#8217;on voulait réduire toutes les paroles humaines échangées en une seule, il est possible que l&#8217;on en vienne à celle ci. On peine à croire qu&#8217;elle puisse prendre place dans un dialogue, pourtant.</p>
<p>C&#8217;est une question saugrenue, car si je n&#8217;existe pas, comment pourrais-je la poser ? Eh bien, il n&#8217;est pas prouvé que l&#8217;existence soit une condition nécessaire à l&#8217;expression, dans un univers infini rien n&#8217;est impossible. Et dans un univers infini tout est angoisse pour qui ne l&#8217;est pas, infini. Cette finitude en est par contraste d&#8217;autant plus cruelle, et c&#8217;est elle que nous interrogeons : <em>&#8220;Suis-je fini ? Et là, suis-je fini ? Et maintenant, suis-je fini ?&#8221;</em>. Il nous faut répéter la question sans fin, ou plutot jusqu&#8217;à la fin, puisque cette fin nous n&#8217;en ignorons pas l&#8217;existence, helas. Nous parcourons l&#8217;espace et le temps à la recherche de notre propre cloture, tout en souhaitant l&#8217;eviter. Et c&#8217;est justement cette volonté d&#8217;être, et d&#8217;être infini, qui nous pousse à interroger : <em>&#8220;Suis &#8211; je ? Suis &#8211; je encore ? Et là, est ce que j&#8217;existe aussi ?&#8221;</em>. La capacité d&#8217;être doit être prouvée sans cesse par l&#8217;existence elle même; et c&#8217;est à chaque fois faire le test perilleux : <em>&#8220;Est-ce que j&#8217;arrive à <strong>être</strong>, en dansant le tango sur une corde raide tendue au dessus du périphérique ?&#8221;</em>. Prouver notre capacité à être, c&#8217;est sans cesse risquer de n&#8217;être pas &#8211; ou plus; et ne pas la prouver, c&#8217;est peut être n&#8217;être pas quand même, et sans le savoir. Angoisse.</p>
<p><span id="more-30"></span></p>
<p>Etre, dans la conception commune, c&#8217;est avoir aussi quelque étendue, un simple point dans l&#8217;espace temps, ce n&#8217;est presque rien; et face à l&#8217;infini, il faut se démener pour être plus. Il nous faut de la matière, il nous faut déployer notre énergie -quelquefois celle des autres- pour être, dans l&#8217;espace et le temps, le plus étendu possible; lutter pour être plus qu&#8217;une tête d&#8217;epingle. Devant l&#8217;ampleur de la tâche, il est naturel de se demander si l&#8217;on y arrive.</p>
<p>C&#8217;est une question égocentrique, aussi. Certes, et si toute parole doit être réduite à celle ci, on peut s&#8217;étonner de son caractère monologal, et surtout du manque total d&#8217;informations transmises. Si l&#8217;on devait ne pouvoir prononcer qu&#8217;une parole, beaucoup d&#8217;autres choix seraient plus judicieux, que l&#8217;on aille à l&#8217;utile (<em>&#8220;passes moi le sel&#8221;</em>, <em>&#8220;n&#8217;oublie pas tes clefs&#8221;</em>) ou pas (<em>&#8220;les sanglots longs des violons de l&#8217;automne bercent mon coeur d&#8217;une langueur monotone&#8221;</em>, <em>&#8220;je t&#8217;aime&#8221;</em>), sans même chercher à vouloir condenser tout l&#8217;information possible en une seule parole au sens universel (<em>&#8220;honk&#8221;</em>). Mais, compte tenu de la charge d&#8217;angoisse qui pose sur elle, et c&#8217;est littéralement une question de vie ou de mort, elle peut sans doute figurer au sein des paroles d&#8217;importance vitale.
</p>
<p><em>&#8220;Est-ce que j&#8217;existe ?&#8221;</em> peut passer pour une question rhétorique, de l&#8217;une de celles que l&#8217;on se pose à soi même, et en silence, si l&#8217;on ne veut pas effrayer les autres usagers du metropolitain. Parler seul, c&#8217;est ne plus avoir toute sa tête, et ne plus avoir toute sa tête, est-ce être encore ? Toute parole &#8211; même un monologue &#8211; s&#8217;adresse à autrui; il est peu probable que l&#8217;invention de la parole ait pour but premier d&#8217;effrayer les noctambules. C&#8217;est donc une véritable question à autrui, et si elle peut paraitre égocentrique -elle l&#8217;est- c&#8217;est sans regard pour son caractère vital; en danger de ne pas être, on se sent quand même un peu le droit d&#8217;être egocentrique, non ? Et puis être égocentrique, c&#8217;est déjà être un peu; peu importe le flacon, pourvu qu&#8217;on ait l&#8217;ivresse; peu importe l&#8217;essence, pourvu qu&#8217;on ait l&#8217;existence.</p>
<p>C&#8217;est une question dont il nous faut la réponse, à qui n&#8217;est pas Descartes et dont l&#8217;existence n&#8217;est pas garantie par un dieu, et dont la pensée n&#8217;a pas le génie de suffire à prouver notre existence; il nous arrive quelquefois de ne penser à rien, est-ce à dire qu&#8217;alors nous disparaissons ? Cruelle perspective que d&#8217;être ainsi assassinés par notre sommeil &#8211; ou notre téléviseur. Penser, c&#8217;est un peu mince pour qui doute qu&#8217;il existe &#8211; et une existence de doute n&#8217;est pas pour calmer son angoisse. Il nous faut être, sans interruption, et qu&#8217;en permanence la question &#8220;est-ce que j&#8217;existe ?&#8221; ait sa réponse, en préalable à un début d&#8217;existence au delà du doute.</p>
<p>Il va de soi que si être de pure pensée n&#8217;est pas très rassurant, être sans penser c&#8217;est un peu ne pas être à qui pense quelquefois. Les arbres et les pierres ont pour eux une existence sereine et d&#8217;une longévité enviable, mais qui s&#8217;accomode mal de notre appétit d&#8217;être. C&#8217;est pourquoi la question est nécessaire, et sa réponse également, sans quoi l&#8217;on pourrait se contenter de se pincer. S&#8217;assurer d&#8217;être et de penser à la fois nécessite, en quelque sorte, de faire pincer son esprit par autrui &#8211; qu&#8217;il nous réponde.</p>
<p>&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fredbird.org/2004/01/est-ce-que-jexiste/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Reflexion du métro</title>
		<link>http://fredbird.org/2004/01/reflexion-du-metro/</link>
		<comments>http://fredbird.org/2004/01/reflexion-du-metro/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2004 14:18:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred Bird</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrits]]></category>
		<category><![CDATA[sophisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fredbird.org/?p=5</guid>
		<description><![CDATA[<p>Il y a trois jours, rentrant en métro de ma journée de travail, j&#8217;ai subitement eu une réflexion sur la distinction entre la bêtise et la connerie. Ce fut sans raison apparente, ou du moins je ne m&#8217;en souviens pas.</p> <p>Bêtise et connerie sont deux choses bien différenciées dans la plupart des esprits, bien que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a trois jours, rentrant en métro de ma journée de travail, j&#8217;ai subitement eu une réflexion sur la distinction entre la bêtise et la connerie. Ce fut sans raison apparente, ou du moins je ne m&#8217;en souviens pas.</p>
<p>Bêtise et connerie sont deux choses bien différenciées dans la plupart des esprits, bien que la frontière entre les deux soit souvent difficile à déterminer précisément. La bêtise se rapprochant généralement de la stupidité, d&#8217;une incapacité chronique à comprendre toute subtilité faute d&#8217;intelligence. La connerie elle, se comprend généralement comme plus intentionnelle, et en devient plus péjorative : la personne ne comprend pas alors qu&#8217;elle en aurait pourtant les moyens intellectuels, ou pire encore elle se refuse à comprendre, probablement dans un accès de pur méchanceté. Pourtant, il nous arrive parfois d&#8217;être étonné par la justesse d&#8217;un propos émanant d&#8217;un supposé idiot, surgissant innocemment d&#8217;un discours ambiant biaisé ou faux, et apportant une lueur de vérité, comme si contre toute attente son auteur possédait une profonde compréhension des choses malgré tout. Paradoxe ? Effet de double inversion ?</p>
<p><span id="more-5"></span></p>
<p>Peut être est-ce plutôt que ce que nous appelons connerie se résume à l&#8217;intégration dans les schémas de pensée de l&#8217;individu d&#8217;une multitude de présupposés faux, séparément ou inclus dans un système plus global et qui enferme sa pensée dans des labyrinthes dont il ne peut finalement plus sortir. Ces présupposés et schémas s&#8217;y sont pernicieusement déposés plus ou moins à son insu, ayant été décodés et traduit depuis le texte implicite du comportement d&#8217;autrui. A ce jeu là, nous sommes tous le con d&#8217;un autre, pour peu que les deux protagonistes aient des schémas de pensée opposés. La reproduction d&#8217;une mentalité, tout comme des us et coutumes implicites, implique la mise en oeuvre active de l&#8217;intelligence de l&#8217;individu, chargée de combler les non-dits. C&#8217;est là que le stupide se distingue : moqué pour ne pas se comporter selon la norme faute d&#8217;integrer les règles implicites du jeu social, il échappe de même au carcan mental qu&#8217;enfilent selon l&#8217;usage les membres de son microcosme.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fredbird.org/2004/01/reflexion-du-metro/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

