Hier soir :
- Papa, pourquoi il y a tout le temps des jours et des jours ?
- Parce que la terre tourne, princesse.
Ce matin, en pleurant sur le chemin de l’école :
Moi je vais empecher la terre de tourner pour plus aller à l’école ! Jamais !
Hier soir :
- Papa, pourquoi il y a tout le temps des jours et des jours ?
- Parce que la terre tourne, princesse.
Ce matin, en pleurant sur le chemin de l’école :
Moi je vais empecher la terre de tourner pour plus aller à l’école ! Jamais !
Le haïku [...] est une forme poétique très codifiée d’origine japonaise, à forte composante symbolique [...] Il s’agit d’un poème extrêmement bref visant à dire l’évanescence des choses. […
Les haïkus ne sont connus en Occident que depuis à peine plus d’un siècle. Les écrivains occidentaux ont alors tenté de s’inspirer de cette forme de poésie brève. La plupart du temps, ils ont choisi de transposer le haïku japonais, qui s’écrivait sur une seule colonne sous la forme d’un tercet de 5, 7 et 5 pieds pour les haïkus occidentaux. […
article Haïku — Wikipedia
Voici quelques messages d’erreurs informatiques sous forme de Haïkus :
Yesterday it work’d.
Today it is not working.
Windows is like that.
A crash reduces
Your expensive computer
To a simple stone.
Three things are certain:
Death, taxes and lost data.
Guess which has occurred.
Windows NT crashed.
I am the Blue Screen of Death.
No one hears your screams.
The code was willing,
It considered your request,
But the chips were weak.
Printer not ready.
Could be a fatal error.
Have a pen handy?
A file that big?
It might be very useful.
But now it is gone.
Errors have occurred.
We won’t tell you where or why.
Lazy programmers.
Login incorrect.
Only perfect spellers may
enter this system.
This site has been moved.
We’d tell you where, but then we’d
have to delete you.
Et leurs traductions approximatives :
Hier cela marchait.
Aujourd’hui ça ne marche pas.
Windows est comme ça.
Un crash réduit
Votre couteux ordinateur
A une simple pierre.
Trois choses sont certaines :
La mort, les taxes et la perte de données.
Devinez ce qui vient d’arriver.
Windows NT a planté.
Je suis l’Ecran Bleu De La Mort.
Personne n’entend vos cris.
Le code était vaillant,
Il écouta votre requête
Mais les puces furent faibles.
Imprimante indisponible.
Peut être une erreur fatale.
Un stylo sous la main ?
Un fichier si gros ?
Il devait être important.
Mais il a disparu.
Des erreurs se sont produites.
Nous n’en dirons pas plus.
Paresseux programmeurs.
Identifiant incorrect.
Seuls les adroits dactylos
Entreront ce système.
Ce site a été déplacé.
Nous vous dirions bien où, mais alors
Nous devrions vous effacer.
Demain, nous traiterons de la balise HTML <blockquote>.
Continuant sur ma lancée, voici quelques haïkus (purement poétiques, cette fois) glanés sur cette page :
ombre épouvantable
des tilleuls taillés
sur le mur de l’école
collines de ses seins
je les ai parcourues
du bout des doigts
– Jean ANTONINI
Nuit de canicule
Sur le derrière de ma femme
l’éclat de la lune
Un festin de graines!
Ces petites mains des rats
si semblables aux nôtres
Le tilleul s’est tu
De la neige dans la cour
n’en reste presque plus
– Patrick BLANCHE
Ennemis jurés
des châteaux de sable
- les pieds des enfants.
– Jean-Louis BOUZOU
Le vent remuait encore
les plumes de l’oiseau
mais l’oiseau était mort
Des mots des mots
et avec ça
faire du silence
– CLOD’ARIA
Au coin de mes yeux
mes sourires par contre
ne s’effacent plus
– Marylène LALLEMAND
Les moutons dans la neige
broutent la vie sauvage
à même le brouillard.
La fille qui traverse
ne te regarde pas
mais elle sait que tu la déshabilles.
– Michel-François LAVAUR
Un train passe
effaçant les gens
du quai d’en face
– Daniel PY
Prolo à vélo
Échappé d’une photo
De Robert Doisneau
Dans l’immense plaine
Un bouquet d’arbres en fleurs
Comme un île au loin
– Jean-Claude TOUZEIL
Le concept encore très à la mode il y a peu de web 2.0, l’abolition des barrières entre producteurs et consommateurs de contenu, ne date pas d’hier comme le montre cet extrait de la cultissime bd de 1970, L’an 01. (plus d’extraits de l’an 01).
Il y a ceux qui sont dans le champ des caméras de télé, et ceux qui sont devant le poste.
Il y a ceux qui écrivent les journaux et ceux qui les lisent.
Il y a ceux qui font la musique et ceux qui l’écoutent.
Il y a ceux qui font le sport et ceux qui regardent.
Il y a ceux qui bougent et disent et il y a ceux qui chut
et s’ankylosent.
Il y a ceux qui montrent et ceux qui imitent.
Il y a ceux qui font le soleil et ceux qui s’y mettent.
Il y a ceux qui pédalent dans le système et ceux qui les amusent, ceux qui les informent juste ce qu’il faut, qui les politisent juste ce qu’il faut, qui les détendent et les excitent juste ce qu’il faut, pour leur rendre le travail supportable, juste ce qu’il faut pour qu’ils n’aient pas l’impression qu’il n’y a pas que le travail, pour qu’ils aient l’impression de vivre.
Tirez sur le fil noir et c’est l’an 01.
Dans la série un lien qui roxe, voici un article du monde Diplomatique : L’an 01 de la gauche : on arrête tout et on réfléchit.
Pour vous qui n’avez pas de temps de cerveau disponible, je résume (mais je vous encourage à plutôt lire l’article initial qui est limpide) :
Oh, et L’an 01 est une bande dessinée cultissime de 1970 qui met en scène une prise de conscience collective de l’absurdité du capitalisme (entre autres).
Dans la série vite-fait mal-fait :
![]()
Voilà ma tronche à la Simpsons. C’est moyennement réussi, il manque les lunettes. Vous pouvez essayer de faire la votre sur le site du film, via une interface en Flash. Bon, autant j’adore la série, autant la bande-annonce du film m’a laissé plutôt indifférent.
Un annuaire d’applications web, essentiellement francophones. J’y ai soumis QuizzGeek.
Le trou de la sécu, c’est bientôt douze millards d’euros. Ca vous fait peur ? En pourcentage, c’est seulement 4% de déficit. Ah.
Et maintenant, une bactérie Frankestein : Des chercheurs ont remplacé le génome entier d’une bactérie par celui d’une espèce très proche et ainsi fait un nouveau pas dans la construction d’un génome à partir de zéro.

On peut aussi avoir son photomacon sur pastaga.net, un site de trucs et de machins par la bande à Joan Sfar. Moi je trouve ça plus ressemblant que mon Simpson. Et on peut recréer une tronche via son code (moi c’est 1uR1R77WZ3erEPp0fRI9f2G).
Un chargeur de piles jetable. Qui l’eut crû ? Apparemment le bidule réussit à recharger sans les faire chauffer (et donc exploser) les piles jetables, jusqu’à une quinzaine de fois. Hop, sur ma liste de courses…
Ecologie, toujours : mieux que les biocarburants agricoles, qui sont probablement la solution la plus pourrie à l’épuisement du pétrole (et donc, forcément, celle vers laquelle on s’oriente); les biocarburants à base d’algues. Ca permettrait de ne pas avoir à choisir entre bouffer et faire rouler nos bagnoles, et en plus ça piège un peu des gaz à effet de serre qui réchauffent le climat.
L’idéal plutôt que des biocarburants, serait encore de diminuer les transports de marchandises en produisant localement, et utiliser des véhicules à propulsion électrique pour le reste…
Post-Scriptum (09/07/07) : Voilà un article qui fait le point sur les agrocarburants sur Terra Economica :
Le terme est équivoque, car le pétrole végétal n’est absolument pas bio. Il vaut mieux parler d’« agrocarburant », c’est-à-dire de combustible provenant de l’agriculture. Ce remède n’est-il finalement pas pire que le mal ? Les agrocarburants plaisent aux gouvernements car ils caracolent en tête des solutions faciles et rapides à mettre en œuvre pour réduire – à court terme – les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports.
Pourtant, leur bilan environnemental est loin d’être positif. Leur production nécessite des intrants… issus de l’industrie pétrolière, de l’eau, et bien sûr, beaucoup de surfaces cultivables. L’usage de terres arables pour alimenter les voitures met en péril l’alimentation humaine, surtout dans les pays les plus pauvres où les populations ne pourront suivre l’augmentation du prix des denrées alimentaires. Les automobilistes des pays riches sont-ils prêts à imposer un nouveau chantage aux populations pauvres, à savoir « pétrole végétal contre nourriture » ?
Qu’est ce qu’un modèle ?
Un modèle c’est une vue simplifiée de la réalité. Concevoir, utiliser un modèle, c’est reconnaitre que nos cerveaux sont limités et ne peuvent pas embrasser le monde entier dans sa complexité : pour penser la réalité, il faut la modéliser (sauf si l’action ne nous intéresse pas, auquel cas on peut simplement laisser la pensée fôlatrer de manière contemplative à travers la complexité du monde). Donc : pour penser la réalité en vue d’une compréhension active, il faut utiliser des modèles, qui sont des simplifications.
Tous les niveaux de complexité sont utiles
Le degré de simplification de la réalité qu’implique le modèle représente le niveau de détail qu’il pourra atteindre dans sa description ; et ce degré de précision n’est pas dépendant d’un quelconque amour de la vérité, mais bien plutôt du type d’action recherchée. On peut décrire une même réalité avec différents modèles, plus ou moins complexes et précis, selon l’utilisation que l’on veut en faire.
– Lomig Unger, Le modèle : un outil indispensable, juin 2007
Lorsque je suis tombé sur ce billet, je me suis abonné au flux de syndication. Il s’est avéré, en fouillant un peu, que l’auteur et moi n’avons visiblement pas (du tout) les mêmes modèles politiques. Voici quelques extraits de notre discussion.
Fred Bird : Eh bien statistiquement, c’est souvent vrai. Cela est probablement en partie dû à l’attitude que tu décris (qui n’est pas avec moi est contre moi) de la part de beaucoup de gens “de gauche”, mais quant on creuse, 9 fois sur 10, un apolitique autoproclamé a des convictions de droite.
L’idéologie est quelque chose qui peut tout à fait s’assumer, plutôt que d’avancer masqué en se réclamant de pragmatisme et de vérité. On en revient au modèles : je sais d’où viennent mes grilles de lecture et je connais leur limites, ou plus exactement je suis tout à fait conscient qu’elles en ont; ce qui n’est pas le cas de la plupart des gens, qu’ils soient de droite ou de gauche. Là encore, lisez Korzybski et sa critique des conceptions aristotéliciennes du monde. Le monde est trop complexe pour que nous puissions le comprendre, et il nous faut agir en fonction d’abstractions fatalement imparfaites et déformées par notre contexte cognitif.
Le libéralisme (économique) est une utopie car il suppose une autorégulation miraculeuse de l’économie alors même que l’économie n’est pas un fait naturel mais un artefact de la volonté humaine. C’est de plus une abstraction qui évacue tellement de réalités (écologie, psychologie, sociologie) qu’on est carrément dans le monde des idées de Platon.
Lomig : pour retomber sur le sujet initial, on pourrait dire : nos convictions sont nos modèles, et la confrontation avec la vérité (la réalité) conduit nécessairement à les modifier. C’est notre travail de toujours éviter de prendre nos convictions pour des réalités, ou pour la vérité.
C’est le travail du doute qui évite que l’on reste avec des convictions toutes rances, et plus du tout connectés avec le réel.
Le doute est le sel de l’esprit. Sans lui, toutes les connaissances sont bientôt pourries. — Alain
Fred Bird : Je pense que c’est un peu plus complexe que ça. La réalité n’est justement pas une boussole qu’il suffirait de consulter de temps à autre pour s’assurer qu’on ne fait pas fausse route.
Les instruments que nous utilisons pour la percevoir sont non seulement nos organes sensoriels limités, mais aussi notre intellect qui (re)construit un modèle à partir des sens… et de présupposés potentiellement inexacts. Une perception est toujours recombinée avec des centaines d’autres informations : autres perceptions, affects, constructions théoriques etc. Au final, la “vérité” reconstruite ne tire de la réalité qu’une infime partie de sa substance.
Je ne parle même pas de la perception que l’on a du monde via le filtre d’une foultitude d’autres êtres humains ayant chacun leurs modèles propres.
Pour aller plus loin, je vous invite à lire cette page sur le differentiel structurel, qui est un schéma des processus cognitifs selon Korsybski.
Allez, quelques petits tests à la con :

- A Philosopher
- Hmmmm… You’re an idiot because you constantly think about the meaning of life, and why exactly we’re all here. You more than likely have thought up a complex explanation, but most people think you’re wrong (and you probably are).
- Un philosophe
- Hmmm… Vous êtes un idiot parce que vous vous interrogez constamment sur le sens de la vie, et pourquoi au juste nous sommes ici. Il est plus que probable que vous ayez élaboré une explication complexe, mais la plupart des gens pensent que vous avez tort (et c’est probablement vrai)
How evil are you? (a quel point êtes vous maléfique ?)

- Vous êtes tordu.
- Vous êtes tout juste maléfique. Bien que vous ne soyez pas totalement maléfique, et que vous puissiez changer vos manières si l’envie vous en prend, si une décision difficile s’impose, vous choisirez sans hésiter l’option qui vous favorise.
Je viens tout juste de tomber dessus dans mon agrégateur : l’ESA et le CNES organisent ce soir un événement intitulé Paris fête l’espace.
Ca se passe ce soir à 21h30 au Trocadero, à Paris. J’espère que ma fille sera suffisamment en forme pour que je puisse l’y emmener…
Co-présenté par Jérôme Bonaldi et l’astronaute français de l’ESA Jean-François Clervoy, le spectacle son et lumière « Paris fête l’espace » est un voyage virtuel au plus profond de notre galaxie, à la découverte des mondes extraterrestres et de notre chère planète bleue, en compagnie de certains des astronautes de l’ESA, des chercheurs et des ingénieurs spatiaux européens les plus renommés.
Comment devenir astronaute ? Que se passerait-il s’il n’y avait pas de satellites ? Y a-t-il de la vie ailleurs dans l’Univers ? Quelles menaces les changements climatiques font-ils planer sur les générations actuelles et à venir ?
Après avoir abordé ces questions et d’autres thèmes à sensation, les voyageurs seront propulsés virtuellement dans l’espace et notre système solaire aux côtés de Sophie, 14 ans, astronaute du futur, pour un vol de 30 minutes qui partira du port spatial de Kourou et inscrira Saturne, Mars et le Soleil sur sa route avant de rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) en orbite à 400 kilomètres au-dessus de la Terre.
…les jeux ne sont pas faits.
Personne, en effet, ne peut aujourd’hui prétendre avec certitude que l’élection à la qualification est jouée. Pendant que les thèmes de campagne chantent tous les deux jours, les têtes des Français tournent au point qu’aucun sujet ne semble dominer. Aucun candidat ne s’impose. Ainsi l’indécision progresse-t-elle puisque, selon l’IFOP pour Paris-Match, 42 % des électeurs aujourd’hui ne sont pas fixés dans leur choix. Soit 5 % de plus que la semaine passée. Et plus de 15 % d’entre eux pourraient se déterminer au dernier moment dans l’isoloir. Or l’avance dont dispose censément Nicolas Sarkozy dans les sondages n’est absolument pas suffisante pour lui garantir sa qualification.
– Nicolas Domenach, Marianne
A quelques semaines jours du scrutin, j’hésite encore entre plusieurs candidats.