Deux articles sur l'adoption des brevets logiciels
Voici deux articles trouvés via le standblog (le blog de Tristan Nitot, membre de Mozilla Europe, sur les standards du web etc), concernant l'adoption récente des brevets logiciels par la communauté européenne (lire mon précédent log) :
- Le premier résume clairement et brièvement les faits et l'enjeu économique :
Le plus inquiétant dans ce dossier, c'est la nature des pressions et du chantage exercés par le lobby des défenseurs de brevets: cela s'apparente à une démarche quasi mafieuse, visant à mettre en cause le fonctionnement démocratique des institutions
-- Bertrand Bruller sur silicon.fr - Le second est un point de vue publié dans les colonnes du Monde par trois écologistes, concernant l'enjeu politique et philosophique des brevets logiciels :
Dans l'économie de la connaissance, les biens immatériels sont fondés essentiellement sur une économie de réciprocité dans l'acquisition et de transmission de savoir-faire. La nouvelle forme de capitalisme de la rente intellectuelle vise à capter cette richesse collective sans la redistribuer.
-- Danièle Auffray, Fiorello Cortiana, Alain Lipietz dans Le Monde
A ce sujet, voici une citation que je pense être pertinente, d'un philosophe injustement méconnu (une idée de BD pour Larcenet ?
Wealth is produced by those who work with hand or brain and by no others. The great mass of the wealth of the world has been thus produced by generations that have gone. We know that the greatest wealth producers-immeasurably the greatest-have been and are scientific men, discoverers and inventors. If an invention, in the course of a few years after it is made, must become public property, then the wealth produced by the use of the invention should also become public property in the course of a like period of years after it is thus produced. Against this proposition no sophistry can avail.
-- Alfred Korzybski, Manhood of Humanity, chapter Capitalistic Era
Ce qui, traduit vite fait par votre serviteur, donne à peu près :
La richesse est produite par ceux qui travaillent de la main ou de l'esprit, et personne d'autre. La plus grande partie de la richesse accumulée dans le monde a été produite par les générations passées. Nous savons que les plus grands producteurs de richesse -et de très loin- furent et sont encore les hommes de science, découvreurs et inventeurs. Si une invention, au bout de quelques années, doit devenir propriété publique; alors la richesse issue de cette invention doit également devenir propriété publique au bout d'une période équivalente. Contre cette proposition aucun argument fallacieux ne saurait prévaloir.
Errata du 07/04/2005 : la procédure n'est pas terminée, voir à ce sujet http://brevets-logiciels.info/
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