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	<title>fredbird.org &#187; Littérature</title>
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		<title>Interlude pub&#8230; euh, poétique</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jun 2010 10:19:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred Bird</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Vitres de son où vivent les astres Verres où cuisent les cerveaux Le ciel fourmillant d&#8217;impudeur Dévore la nudité des astres Un lait bizarre et véhément Fourmille au fond du firmament Un escargot monte et dérange La placidité des nuages &#8230; <a href="http://fredbird.org/2010/06/interlude-pub-euh-poetique/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Vitres de son où vivent les astres<br />
Verres où cuisent les cerveaux<br />
Le ciel fourmillant d&#8217;impudeur<br />
Dévore la nudité des astres<br />
Un lait bizarre et véhément<br />
Fourmille au fond du firmament<br />
Un escargot monte et dérange<br />
La placidité des nuages<br />
Délice et rages, le ciel entier<br />
Lance sur nous comme un nuage<br />
Un tourbillon d&#8217;ailes sauvages<br />
Torrentielles d&#8217;obscénité</p>
<p>Antonin Artaud</p>
</blockquote>
<p>J&#8217;ai eu du mal à retrouver ce poème (internet c&#8217;est vraiment de la merde en fait), heureusement qu&#8217;il m&#8217;avait marqué au point d&#8217;en connaitre un vers (un escargot monte et dérange). Je ne suis même pas sûr qu&#8217;il soit complet, je vais devoir me servir de ma carte de bibliothèque toute neuve (je n&#8217;en avais pas fait faire depuis que je ne vis plus dans le 13ème, dingue).</p>
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		<title>Le maître des illusions</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 00:46:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred Bird</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Nombril]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;avais déjà publié le prologue, dont l&#8217;action se situe au milieu de récit; lorsqu&#8217;un groupe d&#8217;étudiants assassinent l&#8217;un d&#8217;entre eux. Ce livre est sans aucun doute celui que j&#8217;emmènerais sur une île déserte, en tout cas ce serait l&#8217;emblème que &#8230; <a href="http://fredbird.org/2010/05/le-maitre-des-illusions/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;avais déjà <a href="http://fredbird.org/2004/01/donna-tartt-le-maitre-des-illusions/">publié le prologue</a>, dont l&#8217;action se situe au milieu de récit; lorsqu&#8217;un groupe d&#8217;étudiants assassinent l&#8217;un d&#8217;entre eux. Ce livre est sans aucun doute celui que j&#8217;emmènerais sur une île déserte, en tout cas ce serait l&#8217;emblème que je choisirais si je devais répondre à ce genre de question ;) Au delà de la qualité du texte (et de sa traduction), il me touche bien évidemment pour des raisons personnelles. Tout d&#8217;abord parce que c&#8217;est le seul qui m&#8217;ait été recommandé par ma mère, et on peut dire qu&#8217;elle a fait mouche. Nous avions pourtant des goûts très différents : elle les biographies fleuves d&#8217;artiste, moi la science-fiction.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/fredbird/61230187/in/set-72057594090869886"><img alt="" src="http://farm1.static.flickr.com/28/61230187_0a7b0802ac.jpg" title="Mousses" class="alignnone" width="500" height="359" /></a></p>
<p>Je suis Henry, au visage fermé, dont les yeux myopes disparaissent derrière les lunettes. Froid et rationnel à l&#8217;extrême, capable de se passionner pour une langue exotique ou une science occulte (J&#8217;ai un manuel franco-sioux dans ma bibliothèque). Henry qui conduit trop vite. Capable d&#8217;une passion secrète et mélodramatique.</p>
<p>Je suis Charles, Charles le doux, l&#8217;attentionné. Charles qui boit trop, l&#8217;enfant qui n&#8217;a pas grandi et qui veut qu&#8217;on l&#8217;aime.</p>
<p>Mais surtout je suis Richard, l&#8217;imposteur, qui ne se sent à sa place nulle part et joue les caméléons pour s&#8217;intégrer. Richard qui préférera risquer la mort que de tomber le masque. Cherchant à tout prix la complicité, fut elle d&#8217;un meurtre.</p>
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		<title>Les enfants d&#8217;Icare (Arthur C. Clarke)</title>
		<link>http://fredbird.org/2006/12/les-enfants-dicare-clarke/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Dec 2006 09:50:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred Bird</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[sci-fi]]></category>

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		<description><![CDATA[Si l&#8217;âge d&#8217;or de la SF fut celui de la production en masse de séries B voire Z et de l&#8217;invasion en masse de petits hommes verts par des auteurs payés à la page, ce fut aussi celui des vénérables, &#8230; <a href="http://fredbird.org/2006/12/les-enfants-dicare-clarke/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si l&#8217;âge d&#8217;or de la SF fut celui de la production en masse de séries B voire Z et de l&#8217;invasion en masse de petits hommes verts par des auteurs payés à la page, ce fut aussi celui des vénérables, et pas sans raison, tels que Clarke.</p>
<p><!-- more --></p>
<blockquote><p><img src="http://fredbird.org/wp-content/uploads/2009/10/clarke-icare.jpg" alt="Clarke - Les enfants d&#039;Icare" title="Clarke - Les enfants d&#039;Icare" width="186" height="300" class="alignright size-full wp-image-534" /> La Guerre froide. Russes et américains se livrent une âpre compétition : quelle sera la première nation à conquérir l&#8217;espace ? Aucune car, à la veille du décollage des premières fusées, l&#8217;impensable survient. De gigantesques vaisseaux envahissent la Terre.<br />
Et l&#8217;humanité trouve ainsi réponse à l&#8217;une de ses plus cruciales questions : elle n&#8217;est pas seule dans l&#8217;univers.<br />
Une fois débarqués, les suzerains ne tardent pas à imposer leur volonté de procéder à un désarmement général, de guérir la maladie, d&#8217;endiguer la faim et la misère. C&#8217;est un nouvel âge d&#8217;or qui commence.<br />
Mais&#8230; Un doute terrible subsiste. Peut-on réellement faire confiance à une race qui refuse de se montrer ? Les suzerains n&#8217;auraient-ils pas un but caché ?</p></blockquote>
<p>J&#8217;ai été assez soufflé par la maîtrise du suspens. Clarke parvient à le faire tenir jusqu&#8217;à la fin du livre, et ce avec une économie d&#8217;action assez rare. Pour beaucoup, suspens rime avec rebondissements incessants et <em lang="en">hang over</em> de fin de chapitres / de pré-coupure publicité. Pas ici. Vous ne trouverez dans ce livre aucune violence, aucun laser, aucun rayon de la mort, aucun super-héros sauvant l&#8217;humanité. Autant dire que l&#8217;adaptation cinématographique n&#8217;est pas pour tout de suite.</p>
<p>Du coup, voilà un indémodable qui prend pour moi place parmi les classiques du genre, au coté de pas mal d&#8217;autres ouvrages de l&#8217;auteur tels que <q>2001</q> dont il rejoint en partie la thématique.</p>
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		<title>La guerre éternelle</title>
		<link>http://fredbird.org/2006/06/la-guerre-eternelle/</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Jun 2006 11:48:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred Bird</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[sci-fi]]></category>

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		<description><![CDATA[La guerre de cent ans, c&#8217;etait pour les fillettes. Dans l&#8217;espace, même à la vitesse de la lumière, ça prend du temps d&#8217;aller casser la gueule à son voisin. Mais on le fait quand même, ça défoule. Et en plus, &#8230; <a href="http://fredbird.org/2006/06/la-guerre-eternelle/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://fredbird.org/wp-content/uploads/2009/10/la-guerre-eternelle.jpg" alt="la guerre eternelle" title="la guerre eternelle" width="146" height="240" class="alignright size-full wp-image-531" /></p>
<p>La guerre de cent ans, c&#8217;etait pour les fillettes. Dans l&#8217;espace, même à la vitesse de la lumière, ça prend du temps d&#8217;aller casser la gueule à son voisin. Mais on le fait quand même, ça défoule. </p>
<p>Et en plus, ce qui est marrant avec la relativité, c&#8217;est que ceux qui sont dans les vaisseaux ne prennent pas une ride pendant le voyage. Le narrateur est ici un jeune conscrit qui se tape mille ans de guerre. Au hasard des missions lointaines, absurdes et inhumaines, il monte en grade mais est de plus en plus paumé et déraciné dans un futur qui n&#8217;a plus grand chose à voir avec ce qui était son présent, et une guerre qui est son seul horizon.</p>
<p>Un bouquin plutot <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hard_science-fiction">hard science</a> mais pas trop chiant, critique sans être lourd, <em>conceptuel</em> mais modeste :  assez agréable à lire, en fait. Pour info, il y a une série BD qui en est tirée, mais je ne l&#8217;ai pas lue.</p>
<blockquote><p>Fruit de l&#8217;expérience de Joe Haldeman, combattant au Viêt-nam, La Guerre éternelle &#8211; le roman The Forever War, 1974 &#8211; obtint le Prix Hugo et le Prix Nebula, les deux plus hautes distinctions de la science-fiction anglo-saxonne.</p></blockquote>
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		<title>Donna Tartt : Le maître des illusions</title>
		<link>http://fredbird.org/2004/01/donna-tartt-le-maitre-des-illusions/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Jan 2004 14:49:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred Bird</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici le prologue. Je ne pense pas qu&#8217;une critique soit plus efficace pour vous donner envie de le lire. La neige fondait dans la montagne et Bunny était mort depuis plusieurs semaines quand nous avons fini par comprendre la gravité &#8230; <a href="http://fredbird.org/2004/01/donna-tartt-le-maitre-des-illusions/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Voici le prologue. Je ne pense pas qu&#8217;une critique soit plus efficace pour vous donner envie de le lire.</em></p>
<p><img src="http://fredbird.org/wp-content/uploads/2009/03/maitre_illusions.jpg" alt="maitre_illusions" title="maitre_illusions" width="66" height="105" class="alignleft size-full wp-image-91" /></p>
<p>La neige fondait dans la montagne et Bunny était mort depuis plusieurs semaines quand nous avons fini par comprendre la gravité de notre situation. Il était mort depuis dix jours quand on l&#8217;a trouvé, vous savez. Ce fut l&#8217;une des plus grandes chasses à l&#8217;homme de l&#8217;histoire du Vermont &#8211; la police fédérale, le FBI, même un hélicoptère de l&#8217;armée; l&#8217;université a fermé, l&#8217;usine de teinture de Hampden s&#8217;est arretée, des gens sont venus du New Hampshire, du nord de l&#8217;état de New York et même de Boston. <br />
Il est difficile de croire que le modeste plan de Henry ait pu si bien marcher malgré ces évènements imprévus. Nous n&#8217;avions pas eu l&#8217;intention de cacher le corps là où on ne l&#8217;aurait pas retrouvé. En fait, nous ne l&#8217;avions pas du tout caché, mais simplement laissé là où il était tombé dans l&#8217;espoir qu&#8217;un passant infortuné tomberait dessus avant qu&#8217;on ait même remarqué son absence. L&#8217;histoire se racontait d&#8217;elle même, simple et évidente : les cailloux instables, le corps au fond du ravin avec le cou cassé, les traces boueuses des talons glissant vers le bas; un accident de randonnée, ni plus ni moins, et ç&#8217;aurait pu en rester là, quelques larmes et une petite cérémonie, sans la neige qui est tombé cette nuit là. Elle l&#8217;a recouvert, et dix jours plus tard, quand le dégel a fini par venir, la police fédérale, le FBI et les sauveteurs de la ville ont tous vu qu&#8217;ils avaient marché à l&#8217;endroit de son corps jusqu&#8217;à ce que la neige soit tassée comme de la glace.</p>
<p>Il est difficile de croire qu&#8217;il y ait eu un tel tapage à propos d&#8217;un acte dont j&#8217;étais partiellement responsable, encore plus difficile de croire que j&#8217;ai pu traverser tout cela &#8211; les caméras, les uniformes, les foules noires grouillant sur le mont Cataract comme des fourmis dans un bol de sucre &#8211; sans être le moins du monde soupçonné. Mais le traverser était une chose; en sortir, malheureusement, s&#8217;est avéré très différent, et bien que j&#8217;ai cru un moment avoir quitté à jamais ce ravin lors d&#8217;un après midi d&#8217;avril, il y a bien longtemps, je n&#8217;en suis plus tellement certain. Maintenant que les sauveteurs sont partis, que la vie autour de moi a retrouvé son calme, je me suis rendu compte que si pendant des années j&#8217;ai pu imaginer que j&#8217;étais ailleurs, en réalité j&#8217;y étais resté tout ce temps : là haut, près des ornières boueuses dans l&#8217;herbe nouvelle, là où le ciel s&#8217;assombrit au dessus des fleurs frémissantes des pommiers et où on sent déjà dans l&#8217;air le premier frisson de la neige qui va tomber à la nuit. <br />
&laquo;&nbsp;Qu&#8217;est ce que vous faites ici ?&nbsp;&raquo; a dit Bunny, surpris, quand il nous a trouvé tous les cinq en train de l&#8217;attendre. <br />
&laquo;&nbsp;Oh, on cherche des fougères&nbsp;&raquo;, a dit Henry.<br />
Après que nous avons chuchoté dans les broussailles &#8211; un dernier regard au corps et tout autour, pas de clefs tombées par terre, de lunettes perdues, tout le monde a tout ? &#8211; et que nous sommes repartis en file indienne dans la forêt, j&#8217;ai jeté un coup d&#8217;oeil à travers les branches qui se redressaient pour refermer la piste derrière moi. Bien que je me souvienne de notre retour et des premiers flocons de neige isolés qui flottaient au bas des pins, de m&#8217;être enfourné avec soulagement dans la voiture et d&#8217;avoir pris la route comme une famille en vacances, avec Henry qui conduisait mâchoires serrées dans les nids de poule et nous autres penchés sur les sièges en train de parler comme des enfants, bien que je ne me souvienne que trop bien de la longue et terrible nuit qui nous attendait et des jours longs et terribles qui ont suivi, je n&#8217;ai qu&#8217;a regarder en arrière pour que toutes ces années s&#8217;effacent et que je le revoie derrière moi, ce ravin, vert et noir à travers les branches, une image qui ne me quittera jamais. Je suppose qu&#8217;à un autre moment de ma vie j&#8217;aurais pu avoir bien d&#8217;autres histoires en réserve, mais maintenant il n&#8217;y en a plus qu&#8217;une. C&#8217;est la seule histoire que je serai jamais capable de raconter.</p>
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