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Le maître des illusions

2010 May 2
by Fred Bird

J’avais déjà publié le prologue, dont l’action se situe au milieu de récit; lorsqu’un groupe d’étudiants assassinent l’un d’entre eux. Ce livre est sans aucun doute celui que j’emmènerais sur une île déserte, en tout cas ce serait l’emblème que je choisirais si je devais répondre à ce genre de question ;) Au delà de la qualité du texte (et de sa traduction), il me touche bien évidemment pour des raisons personnelles. Tout d’abord parce que c’est le seul qui m’ait été recommandé par ma mère, et on peut dire qu’elle a fait mouche. Nous avions pourtant des goûts très différents : elle les biographies fleuves d’artiste, moi la science-fiction.

Je suis Henry, au visage fermé, dont les yeux myopes disparaissent derrière les lunettes. Froid et rationnel à l’extrême, capable de se passionner pour une langue exotique ou une science occulte (J’ai un manuel franco-sioux dans ma bibliothèque). Henry qui conduit trop vite. Capable d’une passion secrète et mélodramatique.

Je suis Charles, Charles le doux, l’attentionné. Charles qui boit trop, l’enfant qui n’a pas grandi et qui veut qu’on l’aime.

Mais surtout je suis Richard, l’imposteur, qui ne se sent à sa place nulle part et joue les caméléons pour s’intégrer. Richard qui préférera risquer la mort que de tomber le masque. Cherchant à tout prix la complicité, fut elle d’un meurtre.

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