Continuant sur ma lancée, voici quelques haïkus (purement poétiques, cette fois) glanés sur cette page :
ombre épouvantable
des tilleuls taillés
sur le mur de l’école
collines de ses seins
je les ai parcourues
du bout des doigts
– Jean ANTONINI
Nuit de canicule
Sur le derrière de ma femme
l’éclat de la lune
Un festin de graines!
Ces petites mains des rats
si semblables aux nôtres
Le tilleul s’est tu
De la neige dans la cour
n’en reste presque plus
– Patrick BLANCHE
Ennemis jurés
des châteaux de sable
- les pieds des enfants.
– Jean-Louis BOUZOU
Le vent remuait encore
les plumes de l’oiseau
mais l’oiseau était mort
Des mots des mots
et avec ça
faire du silence
– CLOD’ARIA
Au coin de mes yeux
mes sourires par contre
ne s’effacent plus
– Marylène LALLEMAND
Les moutons dans la neige
broutent la vie sauvage
à même le brouillard.
La fille qui traverse
ne te regarde pas
mais elle sait que tu la déshabilles.
– Michel-François LAVAUR
Un train passe
effaçant les gens
du quai d’en face
– Daniel PY
Prolo à vélo
Échappé d’une photo
De Robert Doisneau
Dans l’immense plaine
Un bouquet d’arbres en fleurs
Comme un île au loin
– Jean-Claude TOUZEIL