…les jeux ne sont pas faits.
Personne, en effet, ne peut aujourd’hui prétendre avec certitude que l’élection à la qualification est jouée. Pendant que les thèmes de campagne chantent tous les deux jours, les têtes des Français tournent au point qu’aucun sujet ne semble dominer. Aucun candidat ne s’impose. Ainsi l’indécision progresse-t-elle puisque, selon l’IFOP pour Paris-Match, 42 % des électeurs aujourd’hui ne sont pas fixés dans leur choix. Soit 5 % de plus que la semaine passée. Et plus de 15 % d’entre eux pourraient se déterminer au dernier moment dans l’isoloir. Or l’avance dont dispose censément Nicolas Sarkozy dans les sondages n’est absolument pas suffisante pour lui garantir sa qualification.
– Nicolas Domenach, Marianne
A quelques semaines jours du scrutin, j’hésite encore entre plusieurs candidats.
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José Bové : c’est mon chouchou. Pensez donc, un libertaire ! Il n’a aucune chance de l’emporter, mais si mon vote doit être un signal politique, c’est sur cette fréquence là que je l’enverrai. Au moins sur le plan social et économique.
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François Bayrou : Eh oui, qui aurait cru que je pourrais hésiter à voter à droite ? Pas moi ! Pourtant, j’ai deux bonnes raisons d’y penser.
La première est institutionnelle. C’est une chance raisonnable
d’en finir avecde décoincer un peu le verrouillage du pouvoir. On l’a vu en 2002, la droite l’a subi aux régionales, le mode de scrutin majoritaire à deux tours est une farce qui permet à des courants pourtant largement minoritaire d’accéder au pouvoir. Il propose d’instaurer une large part de proportionnelle aux législatives, et j’ai tendance à croire qu’il le fera car c’est pour lui le meilleur moyen de libérer son camp de l’emprise de l’UMP. De même, son engouement pour le logiciel libre, la logique coopérative et la « culture internet » me le rendent plutot sympathique.La seconde est plus ou moins stratégique. Son programme n’est pas plus à droite que celui du PS, et s’il accède au deuxième tour il ne fera qu’une bouchée de sa droite. De plus, il semble que le PS n’a toujours pas compris le message de 2002 : c’est sur sa gauche qu’il a des voix à récupérer. Avec un peu de chance, une victoire de l’UDF le délestera de son aile droite et permettra de reconstruire un parti plus authentiquement socialiste.
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Ségolène Royal : Les raisons sont plus ou moins les mêmes que pour Bayrou. Elle a de meilleures chances d’accéder au second tour, et est capable malgré ce qu’on peut entendre de l’emporter sur l’UMP.
Le PS propose également d’instaurer une dose de proportionnelle, mais plus réduite. On comprend aisément pourquoi : cela redonnerait de l’air aux autres composantes de la gauche. Il n’est donc même pas sûr que cette promesse soit tenue.
Au final, je commence à me demander si je ne me déciderai pas au dernier moment, c’est à dire une fois informé de l’état des forces en présence par les journaux étrangers. Rappelons nous que c’est un écart de 200 000 voix au premier tour qui nous a valu un président de droite en 2002.
La loi française interdit la publication de tout sondage et estimation jusqu’à 20 heures ce dimanche 22 avril, jour de l’élection présidentielle. Mais cette loi ne concerne pas les médias étrangers. Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous sur notre site ce dimanche !