Sommes-nous seuls dans l’univers ?

Sommes-nous seuls sur la Terre ou bien existe-t-il d’autres vies extra-terrestres ?

Contrairement à ce qu’on croit habituellement, la réponse est loin d’être évidente. En effet, si le nombre d’étoiles et de galaxies semble faire pencher la balance du côté de l’existence de planètes semblables à la nôtre, les conditions à rassembler pour l’apparition de la vie restent vraiment exceptionnelles, encore plus pour pouvoir abriter des êtres évolués, et les chances que d’autres civilisations puissent exister en même temps que la nôtre sont pratiquement nulles…

– Jean Zin, 9 août 2006

L’equation de Drake est une formule créée en 1961 afin d’evaluer la probabilité de l’existence d’une vie extraterrestre. La formule est assez simple, c’est une simple mise en facteurs de probabilités individuelles, pour résumer :

Cette équation est à l’heure actuelle insolvable, car elle ne comporte que des inconnues. Le nombre d’etoiles dans l’univers, et même dans notre galaxie est très important. Chaque facteur élimine une part des candidates, mais ne peut être qu’estimé à la louche. Le résultat peut donc varier considérablement, d’une probabilité quasi-nulle (nous serions une exception) à très importante (foisonnement de civilisations ).

Jean Zin se base sur quelques connaissances récentes pour estimer que la vie existe très probablement sur beaucoup d’autres systèmes stellaires, mais que l’existence d’une civilisation extra-terrestre est beaucoup moins certaine. Du moins, une civilisation avec qui nous puissions entrer en contact, ce qui est certes différent mais revient au même du point de vue de l’observation.

Le biais de l’observation joue ici un facteur important. Notre faculté d’exploration de l’univers est extrêmement limitée : nous ne savons même pas encore ce qu’il en est de l’existence de la vie en-dehors de la terre dans notre propre système solaire ! Mars, mais aussi Europe, Titan, restent des candidats possibles et nos sondes n’ont pas encore pu trancher cette question.

Nous ne savons encore que très peu de choses sur les autres systèmes solaires : nous n’avons encore pu détecter (2006) que quelques (un peu plus d’une centaines) planètes géantes autour d’autres étoiles, car c’est tout ce que nos instruments actuels permettent de détecter, et encore de manière indirecte. Quelques téléscopes spatiaux sont en projet pour améliorer nos capacités de détection d’exoplanètes, tels que Darwin en 2015.

La probabilité d’une activité biologique, et les conditions de celles-ci, restent encore inconnues. On a pu s’apercevoir que la vie s’accomodait d’un environnement parfois très rude : un peu d’eau et d’energie, quelques matières premières semblent suffire, du moins sur Terre. Peut-être saurons-nous dans quelques décennies si elle se développe dès que ces conditions sont réunies, ou si la Terre est un accident bizarre.

Pour ce qui est d’une civilisation extra-terrestre avec qui nous puissions entrer en contact, les chances se réduisent considérablement. Tout d’abord, à cause du facteur temps. Si la vie cellulaire semble s’être développée relativement rapidement sur Terre (à l’échelle géologique), Il a fallu beaucoup plus de temps pour que les premières cellules évoluent jusqu’à l’être humain, quatre milliards d’années ! Nous avons eu beaucoup de chances que la planète soit restée stable aussi longtemps.

Notre civilisation et surtout notre capacité d’exploration et de communication interstellaire est extrêmement récente, à peine quelques dizaines d’années. Ce qui, compte tenu de la vitesse maximale des signaux, limite le champ de détection à une sphère de quelques dizaines d’années lumière autour. Combien d’étoiles contient-elle ? Quelques dizaines ou centaines. Quelle est la probabilité qu’une civilisation y soit actuellement capable de capter nos signaux ou d’en émettre ? Et d’ailleurs, sommes-nous réellement capables de communiquer ? Nous ne scannons les possibles communications interstellaires que sur une portion très réduite d’espace, de temps et de fréquence…

Combien de temps peut durer une civilisation telle que la notre ? Quelques siècles, quelques millénaires ? C’est un battement de cils à l’échelle de l’existence des systèmes solaires qui se compte en milliards d’années. Même en admettant que chacun des systèmes solaires proches puisse héberger une espèce intelligente, quelles sont les chances que nos civilisations soient contemporaines ? Peut-être sommes-nous entourés de mondes sauvages, de civilisations paléolithiques, médiévales et de… ruines.

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Team America World Police

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L’idée de départ était franchement bonne : faire un film d’animation de marionnettes dans le style des thunderbirds pour se moquer de l’interventionnisme étatsunien.

Parce que franchement, il y a de quoi. Le coté croisade, axe du mal, tout ça, fait bien rire le reste du monde. Vous êtes avec nous ou contre nous, tout ça, et la diplomatie aux canons, c’est quand même un bon sujet de satire.

Sauf que, passé les quelques bons gags du début, Team America n’est pas plus subtil que les cowboys qu’il met en scène, et n’est pas si drôle que ça. Question satire politique, reflexion, c’est zero : tout est au même niveau et 90% des gags sont du pipi-caca-tarte-à-la-crème visuels.

Pour vous faire gagner du temps, voici le seul bon gag du film. une nouvelle recrue est envoyée en mission d’infiltration chez les mechants terroristes internationaux, et le boss lui donne quelquechose au cas il serait repéré et souhaiterait se suicider : un marteau.

Voilà, maintenant vous pouvez louer autre chose l’esprit tranquille.

28 jours plus tard

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Un virus transforme la population de l’angleterre en zombies super contagieux. Quelques « chanceux » tentent de survivre.

Le scenario est presque devenu un genre à part entière, mix de film de zombies et de film-catastrophe. 28 jours plus tard est un peu différent. Ca ne se passe pas aux USA mais en Angleterre, la blonde de service est noire et ne possède ni le QI d’une huitre ni les biceps de Rambo, etc. Bref, les personnages sont plus humains et pas de simples characters destinés à mourir un par un pour laisser la place au couple principal.

Les amateurs du genre retrouveront les coups de stress soudain des zombies qui debarquent sans prevenir et quelques carnages bien sentis. A deconseiller aux ames sensibles, ou au moins, prévenez-les. Malgré tout, le script va au-delà du simple film de genre et ajoute à l’hémoglobine quelques ingrédients plus subtils.

Sans crier au chef d’oeuvre, la surprise est plutot agréable.