Skip to content

Unité de la blogosphère

2006 March 16
tags:
by Fred Bird

Où je veux en venir ? Ici. La foudroyante irruption des blogs a temporairement dissimulé, aux yeux des blogueurs eux-mêmes et de ceux qui les observent, les vieux clivages politiques et idéologiques. Mais sous la fascinante nouveauté de la technologie, ils subsistent évidemment. Il y a des blogueurs d’extrême-gauche, et des blogueurs d’extrême-droite. Des blogueurs qui croient au ciel, et d’autres qui n’y croient pas. Un jour ou l’autre, très bientôt, il va bien falloir cesser de parler de “la blogosphère”, ou “des blogueurs” en général, généralisations aussi absurdes que de parler “des medias”, c’est à dire d’englober dans une même réflexion Elle, Le Monde diplomatique, et la revue du Camping caravaning.

“La blogosphère” est plurielle, elle reflète toutes les nuances de la scène politique et idéologique. Et quelque chose me dit que ce qui la divise ne vas pas tarder à apparaître, dès que le vernis de la nouveauté aura craqué.

Daniel Schneidermann, 16/03/2006

blogueur d’extreme-gauche, présent ! Ce que dit Daniel Schneidermann est tout à fait exact, mais la fracture politique entre blogueurs est déjà apparue, au moins depuis le TCE, non ?

Je ne crois pas à l’unité d’une blogosphère. La blogosphère ça n’existe pas, ou alors c’est vraiment tout petit (puisque je ne m’y compte pas ;). Beaucoup de blogueurs sont apolitiques, de l’apolitisme des ados qu’ils sont, ou de l’apolitisme de ceux qui se laissent porter par complaisance ou ignorance (c’est étrange comme les gens qui se proclament apolitique sont bien souvent tout à fait politisés, et d’un bord un peu honteux). Mais la plupart de ceux que je lis sont franchement politisés, et c’est souvent ce qui crée une illusion d’unité pour l’observateur : à force de ne lire que ce qui nous ressemble, on finit par oublier le reste.

Généraliser, regrouper des éléments au sein d’un ensemble est une simplification nécessaire à l’esprit humain, qui ne sait manipuler que des abstractions. Mais il faut alors se souvenir que simplifier, abstraire, c’est toujours déformer la vérité et s’éloigner du réel, qui par essence est trop riche pour être totalement intelligible.

Comments are closed.