Actualité de l’exploration du système solaire
-
La NASA a défini l’architecture du CEV. Concernant la capsule proprement dit, il s’agit non pas de l’avion spatial de Lockheed comme je le pressentais, mais d’une redite musclée d’Apollo (25 tonnes). A ceci près que la capsule et le reste (module de service et de propulsion, module lunaire) sont lancés séparément par des lanceurs basés sur les boosters, le réservoir de carburant et les propulseurs de la navette.
D’un point de vue logistique, la reconversion d’éléments de la navette permet d’accélérer le temps de développement, de réduire les coûts et de minimiser l’impact sur la force de travail (la main d’oeuvre) lié au programme spatial. D’un point de vue technique, le détournement des éléments d’une architecture pour un projet totalement différent n’est pas une si bonne idée. Le nouveau projet héritera des défauts et contraintes de l’ancien en plus de ceux liés aux nouvelles spécifications et implémentations. Le choix d’un booster à poudre comme premier étage du lanceur de la capsule est par exemple assez discutable : à la différence d’un étage à propulsif liquide, il est impossible de couper la propulsion une fois la mise à feu effectuée !
-
C’est officiel : depuis décembre 2004, Voyager 1 a franchi les limites du système solaire. La sonde, lancée en 1977, a parcouru 14,1 milliards de kilomètres, soit 94 fois la distance terre-soleil, plus du double de la distance soleil-Pluton et près de 40000 fois la distance Terre-Lune.
-
Après Mars, deux nouvelles candidates pour la présence de vie extra-terrestres dans le système solaire : deux des plus grosses lunes de Saturne, Titan et Encelade. On en sait plus sur la première depuis que la sonde Huyguens s’y est posé il y a quelques mois, et les conditions qui y règnent ne sont finalement pas si éloignées de celles dans lesquelles prospèrent certains micro-organismes extremophiles sur Terre. Dans le cas d’Encelade, sa structure semble proche de celle d’Europe : une couche de glace enfermant de l’eau à l’état liquide. Cassini a permis d’y découvrir une source de chaleur de nature inconnue, ainsi que la présence de molécules organiques : une bonne recette pour la synthèse de la vie…
-
Une mauvaise nouvelle concernant Europe justement : la concentration et redirection des budgets de la NASA vers le CEV force le JPL à réduire son personnel et à annuler la mission JIMO qui devait aller inspecter les lunes glacées de Jupiter.
Apparemment, le programme Prometheus dont la sonde faisait partie n’est pas touché. Il s’agit d’élaborer une nouvelle gamme de sondes spatiales embarquant un petit réacteur à fission nucléaire pour alimenter les propulseurs ainsi que les systèmes électriques en énergie.
-
L’ESA s’apprête à lancer Venus Express, sonde jumelle de Mars Express (actuellement en orbite autour de Mars) mais à destination de Vénus. Le lancement est prévue pour le 26 octobre, et l’arrivée pour le 6 avril 2006.
Kliper, vers l’infini l’orbite basse et au delà
Après l’effondrement de l’URSS au début des années 1990, l’industrie spatiale russe s’est retrouvée à court de crédits et a du lever le pied dans la course à l’espace. Elle venait alors de mettre au point Bourane, une réplique améliorée de la navette spatiale américaine :
- capable de fonctionner en mode automatique
- conçue non comme système propulseur nécessitant un réservoir externe, mais comme la charge utile d’un lanceur lourd indépendant (Energia)
- Avec une charge utile et un rendement supérieurs
Depuis, l’agence spatiale russe a dû faire avec un matériel ancien et meilleur marché, quoique robuste, dont le lanceur moyen Proton et les capsules Soyouz, en service depuis 1961, qui furent lors de la suspension du programme US des navettes spatiales le seul moyen d’accéder à ISS installée en orbite basse (400 km).
Humour Geek
On continue dans la série des trucs de geeks…
- Programmeur
- Celui qui resoud un problème que vous n’aviez pas, d’une façon que vous ne comprenez pas.
- Programme
- Outil pour transformer des données en messages d’erreur.
Geekblog howto (ou comment réussir son blog de geek)
Etape 1: Trouver un bon outil de blog
C’est la première étape lors de l’ouverture d’un blog. Trouver un blog tendance, en xhtml strict. Afin qu’on prenne tes posts au sérieux, il doit au moins remplir les conditions suivantes:
- Gérer des URLs « cools »
- Utiliser des etags corrects
- Avoir un contrôle de cache sensé
- Supporter le RSS 0.9, 1.0, 2.0, 3, le ATOM…
- Une interface XML/RPC
- Avoir un système de trackbacks, de commentaires…
- La gestion de plusieurs utilisateurs (même si tu es seul – c’est un gage de qualité)
- De préférence, avoir plusieurs gadgets inutiles, genre un petit jeu en flash dans le menu, c’est ca qui donnera le petit plus.
Cet outil de blog doit impérativement être développé sous GPL par un nerd associal.
Bon, c’est pas encore ça, mais si on est soi-même le nerd asocial qui code l’outil en question, ça compte double ?
Je terminerai sur une fameuse blague geek : Dans la vie, il y a 10 sortes de gens : Ceux qui comprennent le binaire et ceux qui ne le comprennent pas.
Les Sioux ne sont pas un logo

Lors d’une assemblée générale dans la nuit du 30 au 31 aout 2005, 70 membres de la tribu Sioux de Spirit Lake se sont élevés contre l’usage du logo fighting Sioux par l’université (Yankee) du Dakota du nord, le jugeant un affront à la dignité et au bien-être [de ses] membres
. Cela pourrait nuire à l’équipe de football de l’université qui fait usage de ce logo pour son équipe.
En 2000 il n’avait pas été fait opposition à l’usage du logo, sous conditions que l’université propose des cours de sensibilisation à la culture amérindienne aux étudiants de première année, et organise des visites de toutes les réserves amérindiennes de l’état. Ces engagements n’ont depuis pas été tenus, suivant une longue tradition américaine de crapulerie. (Aucun traité signé entre les amérindiens et les USA n’a été respecté par ces derniers). D’où le revirement.
On notera au passage que face à la spoliation de leur identité (faisant suite à la spoliation de leurs terres, et aux tentatives d’extermination et d’acculturation), les Sioux restent fidèles à eux mêmes en luttant pour leur identité et leur culture plutôt que pour une compensation matérielle, alors même que les réserves Sioux sont parmi les comtés les plus pauvres de l’état fédéral.