Jeu vidéo : Ascendancy (1995)

Puisque c’est les vacances, je débute une série sur les jeux vidéos sur lesquels j’ai ou je passe encore du temps. Il s’agira probablement de jeux un peu rétro et/ou un peu inconnus : c’est mon dada. Voici donc le premier jeu PC que j’ai pratiqué assidûment : Ascendancy, édité par The Logic Factory en 1995.

En bref

C’est un jeu de stratégie/gestion en tour par tour, avec une nette prédominance de l’aspect gestion. Le joueur prend en main le destin d’une civilisation alien (21 espèces disponibles, aucune humaine ni assimilé) à partir de son accès au voyage spatial. Concrètement, On gère la planète mère et les colonies essaimées comme de mini sim-cities (de simples grilles de cases en 3D isométrique), sélectionnant la production en cours : nouvelle structure (au sol ou orbitale), nouveau vaisseau ou projet global parmi contrôle scientifique, fête infinie (ouais !) ou hospitalité planétaire. Les structures remplissent une ou plusieurs des fonctions suivantes :

  • augmenter la capacité industrielle de la colonie, c’est à dire la vitesse de construction des nouvelles structures ou vaisseaux.
  • augmenter la capacité scientifique globale de la civilisation, c’est à dire la vitesse d’obtention des nouvelles technologies.
  • augmenter la prospérité de la colonie, c’est à dire la vitesse de génération de sa population (chaque structure nécessite et emploie une unité de population).
  • augmenter la limite maximale de population d’une colonie, c’est à dire la quantité de population qu’une planète peut héberger. Ce facteur devient très vite limitant dans le cas de petits planètes.
  • Assurer la défense de la planète contre les invasions : défenses au sol, boucliers et canons orbitaux etc.

La partie stratégie, quant à elle, se situe plus dans la gestion de la flotte de vaisseaux spatiaux et leur déplacement dans la (micro-)galaxie qui constitue le terrain de jeu, et que vous partagez avec 2 à 6 autres espèces. Et là la règle est : premier arrivé, premier servi. Du moins au début. C’est que tous les systèmes et les planètes ne se valent pas : cela va du gros caillou aride quasi-inhabitable au mondé géant florissant sur lesquels tout le monde louche, y compris lorsqu’ils sont déjà pris…

Les points forts

  • L’espace réaliste / les galaxies 3D : A ma connaissance, Ascendancy est le seul jeu à faire cet usage de la 3D. Chaque système solaie est représenté en 3D, mais surtout les galaxies sont une portion sphérique d’espace incluant quelques dizaines de systèmes (quantité réglable en début de partie), relié entre eux par deux types de passages stellaires (sorte de couloirs hyperspatiaux) qu’empruntent les astronefs pour voyager entre les systèmes. Assez peu réaliste (bien sûr, c’est un jeu), l’écoulement du temps est assez bien pensé pour le jeu. Les vaisseaux ne peuvent pas faire demi-tour dans un couloir hyperspatial et en emprunter un prendra généralement quelques dizaines de tours; d’où la nécessité de bien coordonner ses mouvements. On se retrouve vite avec des vaisseaux paumés et obsolètes à l’autre bout de la galaxie.
  • L’arbre de recherche : plutôt fourni, uen représentation 3D permet de sélectionner la prochaine technologie à développer et de voir sa filiation. On y trouvera pas mal de bidules loufoques, notamment parmi les équipements de vaisseaux.
  • L’élaboration des vaisseaux : probablement la partie la plus jouissive du jeu (en ce qui me concerne). La construction et la révision d’un astronef (dans un spatiodock) donnera lieu à une phase de design, c’est à dire la sélection du chassis (pour un nouveau vaisseau, en fait sa taille) et des composants parmi des dizaines de générateurs, propulseurs, détecteurs, boucliers, armes et gadgets variés, plus ou moins efficaces selon leur avancement technologique. Chaque composant a un cout propre en terme de durée de construction, et seules vos colonies les plus industrialisées pourront se permettre de batir les croiseurs hi-tech dont vous rêvez pour votre flotte en un temps raisonnable (moins de cent tours). Et qui seront déjà dépassés sitôt franchi quelques passages stellaires.

Les points faibles

  • IA exécrable : ce jeu a, parait-il, la pire des IA. Ce n’est pas impossible. Il est dur de faire la différence avec un comportement totalement aléatoire, à peine suit-elle grossièrement une pente naturelle : coloniser les meilleures planètes, croître, etc, en évitant les impasses les plus évidentes,et encore pas toujours. A tel point qu’un patch a été développé spécifiquement pour améliorer (notablement) l’IA. Hélas, celui qui est proposé pour les versions non anglophones ne semble pas utilisable.
  • La microgestion fastidieuse : corollairement, s’il est possible de confier ses colonies à un gestionnaire automatique, celui-ci est tout aussi nul. On ne lui laissera en aucun cas la gestion des premières colonies, et il faudra souvent vérifier et corriger ses (nombreuses) erreurs. De plus, il est impossible de donner une feuille de route aux vaisseaux, et on doit donc leur indiquer leur destination à chaque étape de leur périple.
  • La trop faible diversification des espèces : les 21 espèces ne se différencient que par l’aspect de leurs vaisseaux, leur portrait et le ton de leurs dialogues dans les relations diplomatiques, et surtout leur capacité spéciale souvent anecdotique.

Trucs & astuces

  • Installez au moins une colonie si vous découvrez un système vide, même s’il ne possède pas de planète vraiment intéressante : tout système vous appertenant vous donne droit à la construction d’un vaisseau supplémentaire.

Ressources

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