Le changement climatique a déjà commencé

Il y a parait-il, encore des gens pour croire que le risque de changement climatique annoncé depuis des années, n’est qu’un mensonge ou une exagération d’écologistes, de tree huggers, de gauchistes pour faire suer les braves industriels. Souvent, les gens qui avancent ces thèses sont eux-même liés à l’industrie. George Walker Bush est de ceux-là, par exemple, et ce n’est pas sans conséquences.

Il est toujours facile, presque normal, de se retrancher derrière le doute, lorsqu’il s’agit d’hypothèses et de prédictions, fussent-elles appuyées par l’étude scientifique la plus sérieuse. Libre à chacun de croire qu’une pierre jeté en l’air ne retombera pas, à condition que personne d’autre ne soit en dessous.

Malheureusement, il ne s’agit plus du tout de conjectures. Les climatologues ont tiré la sonnette d’alarme depuis des décennies, et les premières preuves sont là.

Les concentrations de gaz à effet de serre relâchées par l’homme dans l’atmosphère ont commencé à dérégler la délicate machine climatique,
ont mis en garde les experts réunis mardi 1er février à l’ouverture
d’une conférence scientifique.

« Il n’y a plus aucun doute que le climat de la planète change », a
martelé le président de la conférence, Dennis Tirpak, devant une
centaine de scientifiques réunis pour cette conférence internationale
au siège de l’Office météorologique britannique, à Exeter (sud-ouest).
« Neuf des dix dernières années se sont révélées les plus chaudes
depuis le début des relevés météorologiques en 1861″, a-t-il précisé.

…] La fonte totale du Groenland se traduirait par une hausse de 7 mètres
du niveau des océans, sur plusieurs siècles. « Il est fort possible que
le point de bascule intervienne dans les tout prochains siècles », a
estimé Jason Lowe du Centre Peter Hadley sur le climat. Même si
l’homme parvenait à stabiliser les concentrations de gaz à effet de
serre dans l’atmosphère, le niveau de la mer continuerait de monter
« pendant plus de 1 000 ans », remarque-t-il.

Les experts du GIEC prévoient une hausse de 1,4 à 5,8 degrés de la
température moyenne à la surface de la Terre d’ici la fin du siècle,
sous l’effet des gaz libérés dans l’atmosphère par les activités
humaines, principalement le CO2 (gaz carbonique) relâché par les
énergies fossiles telles que le charbon, le pétrole et le gaz.

– Le Monde, edition du 01/02/2005

Cette entrée a été publiée dans Science, avec comme mot(s)-clef(s) . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>