Le changement climatique a déjà commencé
Il y a parait-il, encore des gens pour croire que le risque de changement climatique annoncé depuis des années, n’est qu’un mensonge ou une exagération d’écologistes, de tree huggers, de gauchistes pour faire suer les braves industriels. Souvent, les gens qui avancent ces thèses sont eux-même liés à l’industrie. George Walker Bush est de ceux-là, par exemple, et ce n’est pas sans conséquences.
Il est toujours facile, presque normal, de se retrancher derrière le doute, lorsqu’il s’agit d’hypothèses et de prédictions, fussent-elles appuyées par l’étude scientifique la plus sérieuse. Libre à chacun de croire qu’une pierre jeté en l’air ne retombera pas, à condition que personne d’autre ne soit en dessous.
Deux articles sur l’adoption des brevets logiciels
Voici deux articles trouvés via le standblog (le blog de Tristan Nitot, membre de Mozilla Europe, sur les standards du web etc), concernant l’adoption récente des brevets logiciels par la communauté européenne (lire mon précédent log) :
Les brevets logiciels adoptés contre le parlement Européen
Au moment où l’on s’apprête à voter en France la ratification de sa constitution, l’Europe nous offre le triste spectacle d’une parodie de Démocratie. Les brevets logiciels, qui n’avaient jusqu’ici pas cours, ont été adoptés malgré le Parlement, éclairé sur cette question par des regroupements d’informaticiens et d’acteurs de l’industrie logicielle européenne. Cette mesure, loin de bénéficier à l’industrie logicielle Européenne, lui est nuisible, ainsi qu’au logiciel libre.
Inquiétudes d’économiste
Le sujet est à la mode, on dirait. Au beau milieu de ma contre-série sur la fin du capitalisme, c’est au tour de libération de publier l’interview d’un economiste, Patrick Artus, pas franchement révolutionnaire puisque Chef économiste de la banque Ixis, qui exprime son inquiétude. Je reprends l’argumentaire :
- Les entreprises disposent de montants considérables de cash dont elles n’ont pas l’usage. L’environnement capitaliste actuel, néo-Darwiniste, favorise les entreprises selon le critère du profit maximal. A tel point que les boites mutantes qui en sont issues, sont devenues des machines à fric sans vision d’avenir. Contrairement à une idée reçue, l’évolution ne tend pas à la complexité. Les organismes les plus efficaces étant les amibes.
- La mondialisation [...] affaiblit le pouvoir de négociation des salariés et fait disparaître les besoins d’investissement. Lire sur le premier point la fin du capitalisme ? 2/5
- Le fond du problème, c’est le niveau de rendement, au moins 15 %, demandé aux entreprises par les actionnaires. [...] Le capitalisme est en train de s’autodétruire avec ce genre d’exigence. Ca , c’est une des causes du problème. le fond du problème, c’est ce qui suit.
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[Les dividendes ne reviennent pas dans l'économie sous forme de consommation car] 50 % des actions des sociétés du CAC40 sont détenues par des non résidents. En outre, il existe une différence de comportement entre la France et l’Europe continentale d’un côté, les pays anglo-saxons de l’autre. [...] Une moitié de la hausse des profits provient selon nos études de la déformation du partage des revenus, en faveur du capital et au détriment du travail.[...] Les profits ne sont pas investis. La masse salariale augmente à peine de 0,6 %. Cela pénalise la demande intérieure, les créations d’emplois.
Voilà le ressort du phénomène d’autodestruction, ce que j’assimilerais à du cannibalisme. Une partie des richesses générées par le travail, par les efforts concrets de millions de femmes et d’hommes, sort de l’économie. Elle se dématérialise en obésité de comptes en banque. Pour ainsi dire, elle disparait. Là où le capital risque de pâtir de son propre venin, c’est que ce qui n’est pas consommé, la fameuse demande intérieure, n’est pas vendu. Plus de profits, moins de salaires, moins de ventes : moins de profit. CQFD.
La fin du capitalisme ? 2/5
Voici la deuxième livraison des commentaires à la série d’Anne Archet, le capitalisme vit ses derniers instants
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