Les banques sont des enflures.

Je me porte caution pour un (assez gros) prêt, et ai signé les contrats ce matin. Outre le fait qu’il m’a fallu perdre une heure et demie pour preciser sur 4×3 contrats que je savais poser mes couilles sur le billiot et que je ne pourrais pas les retirer si l’envie leur venait de faire tomber la hache, ça m’a permis de raviver ma colère contre les puissants en général etles banques en particulier.

J’avais eu auparavant le banquier au téléphone et avais du lui
soutirer le montant global du prêt et des mensualités, sans quoi il ne lui serait pas venu à l’idée de m’en informer. Peu avant la signature desdits contrats, il mentionne négligemment, toujours au téléphone, qu’en tant que caution je ne m’engageais pas pour le montant du prêt et sa durée, mais pour 130% de sa valeur et deux ans de plus, et ceci pour prendre en compte le delai et les interêts si jamais la banque devait engager des poursuites auprès de l’emprunteur, et que lorsque la procédure parvienne jusqu’à la caution, le prêt ne soit parvenu à son terme. J’avais déjà un peu sursauté.

Arrivé devant les contrats, je prends 2 minutes pour les parcourir brièvement, à l’étonnement du représentant de la banque. J’imagine que 4×10 pages écrit petit et en jargon judiciaro-financier ça doit en refroidir plus d’un, moi en premier. Je m’aperçois alors qu’en plus de m’engager au-delà des conditions du prêt, soi-disant pourprendre en compte la durée de la procédure envers l’emprunteur, que la banque se réserve le droit de m’attaquer directement, sans pour autant préciser qu’alors mon engagement se limite au prêt effectif.

Et ce, en renonçant par contrat à un droit inscrit dans le code civil. Autrement dit, la loi légitime comme à son habitude le simple rapport de forces entre les parties. La loi est faite par et pour les puissants, pour ne s’appliquer que contre les faibles : banale justice de classe, en somme.

Je grince des dents, et tout en signant j’indique alors au représentant de la banque, surpris, que j’aurais aimé recevoir copie de ces contrats avant de devoir venir les signer. Il me fut répondu que cela ne se faisait pas, du moins pour ce type de contrat car pour certains autres obligation leur était faite d’envoyer les contrats à l’avance.

Bien evidemment, les banques sont en toute bonne foi convaincues que leurs clients prennent tous le temps de lire ce qu’ils signent dans son intégralité, et sont tous familiers avec les tournures et les implications de ce qui s’y trouve, et qu’au moment de signer leur décision n’est pas déjà prise, et qu’ils restent au moment de la signature totalement libres de ne pas le faire.

Enflures.

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