Méthane détecté : de la vie sur Mars ?

A défaut de trouver de l’intelligence dans la droite, la sonde Européenne Mars Express vient de repérer un premier indice de présence d’activité biologique sur Mars. Des traces de méthane ont été détectées dans l’atmosphère, or ce gaz est généralement produit soit par le volcanisme, soit par des êtres vivants. Or il n’existe à l’heure actuelle aucune activité volcanique connue sur cette planète. De plus ce gaz a une durée de vie limitée, ce qui signifie qu’il serait produit par des bactéries vivantes sur Mars dans l’histoire récente.

Info nirgal.net

Une droite bête et méchante

Nous avons la droite la plus conne du monde. Caricaturale jusqu’aux personnages bêtes et méchants de bande dessinée, elle subit le même sort : attrapée à son propre piège, pour la deuxième fois. Après s’être auto-dissoute en 1997, elle a modifié les règles de scrutin des élections régionales, pensant caler ainsi un peu plus son gros cul sur son trône.

Et pour la deuxième fois la voilà qui se tire une balle dans le pied : au lieu de verrouiller le vote à l’avantage de la machine de guerre électorale qu’elle pensait être devenue, voici que le levier à changé de main et l’éjecte de la quasi-totalité des conseils régionaux. Au moins, elle nous aura bien fait marrer une seconde fois.

Maoïsme de droite

Que ceux qui veulent se marrer un bon coup aillent lire l’article en question : dans les colonnes du Monde, un « historien » livre son analyse des résultats du premier tour des élections régionales 2004. Selon lui, si la droite s’est prise une gifle électorale, c’est pour manque de… libéralisme et d’autoritarisme.

Un type à ce point pénétré de son idéologie (ultralibérale, moraliste, autoritariste) qu’il en arrive à pouvoir interpréter un signal évident de rejet de sa doctrine comme un encouragement, j’appelle ça un maoïste de droite. Seul un maoïste osera proclamer avec autant d’aplomb que si le bateau coule c’est qu’il n’est pas assez chargé – ou que la Chine est un pays communiste…

l’article

Les banques sont des enflures.

Je me porte caution pour un (assez gros) prêt, et ai signé les contrats ce matin. Outre le fait qu’il m’a fallu perdre une heure et demie pour preciser sur 4×3 contrats que je savais poser mes couilles sur le billiot et que je ne pourrais pas les retirer si l’envie leur venait de faire tomber la hache, ça m’a permis de raviver ma colère contre les puissants en général etles banques en particulier.

J’avais eu auparavant le banquier au téléphone et avais du lui
soutirer le montant global du prêt et des mensualités, sans quoi il ne lui serait pas venu à l’idée de m’en informer. Peu avant la signature desdits contrats, il mentionne négligemment, toujours au téléphone, qu’en tant que caution je ne m’engageais pas pour le montant du prêt et sa durée, mais pour 130% de sa valeur et deux ans de plus, et ceci pour prendre en compte le delai et les interêts si jamais la banque devait engager des poursuites auprès de l’emprunteur, et que lorsque la procédure parvienne jusqu’à la caution, le prêt ne soit parvenu à son terme. J’avais déjà un peu sursauté.

Arrivé devant les contrats, je prends 2 minutes pour les parcourir brièvement, à l’étonnement du représentant de la banque. J’imagine que 4×10 pages écrit petit et en jargon judiciaro-financier ça doit en refroidir plus d’un, moi en premier. Je m’aperçois alors qu’en plus de m’engager au-delà des conditions du prêt, soi-disant pourprendre en compte la durée de la procédure envers l’emprunteur, que la banque se réserve le droit de m’attaquer directement, sans pour autant préciser qu’alors mon engagement se limite au prêt effectif.

Et ce, en renonçant par contrat à un droit inscrit dans le code civil. Autrement dit, la loi légitime comme à son habitude le simple rapport de forces entre les parties. La loi est faite par et pour les puissants, pour ne s’appliquer que contre les faibles : banale justice de classe, en somme.

Je grince des dents, et tout en signant j’indique alors au représentant de la banque, surpris, que j’aurais aimé recevoir copie de ces contrats avant de devoir venir les signer. Il me fut répondu que cela ne se faisait pas, du moins pour ce type de contrat car pour certains autres obligation leur était faite d’envoyer les contrats à l’avance.

Bien evidemment, les banques sont en toute bonne foi convaincues que leurs clients prennent tous le temps de lire ce qu’ils signent dans son intégralité, et sont tous familiers avec les tournures et les implications de ce qui s’y trouve, et qu’au moment de signer leur décision n’est pas déjà prise, et qu’ils restent au moment de la signature totalement libres de ne pas le faire.

Enflures.

Dead Man

Johnny Depp alias William Blake

Dead Man, 1995, écrit et réalisé par Jim Jarmusch. Avec Johnny Depp, Gary Farmer, Iggy Pop…

Porté graphiquement par le noir et blanc, par la bande son magnifique de Neil Young, ce film est beau. On le traverse comme dans un tunnel hors de la réalité.

Certains ont vu en Dead Man l’histoire d’un homme mort, Johnny Depp, alias William Blake, tué au début du film et qui balade sa carcasse dans l’Ouest Americain du dix-neuvième siècle, celui de la fameuse frontière sans cesse repoussée par les pionniers. Ayant pris le train jusqu’à la ville de Machine, le terminus, sur un malentendu, il encaisse par hasard une balle dans la poitrine, puis est recueilli par un Indien sang-mêlé qui se fait appeler Personne. Personne voit en lui la réincarnation du poète William Blake, qu’il admire depuis son voyage forcé en Angleterre.

Que la balle lui ait ou non été fatale, je ne vois pas en lui le mort qui donne son titre au film. Ce qui est mort, c’est l’humanité de l’Occident, dont la sauvagerie sans fard tache la pellicule du début à la fin et lui donne son étrangeté. Des hordes barbares ont déferlé sur le continent Américain, y ont anéanti toute civilisation pour y semer leur chaos. En contraste, le cultivé Personne vagabonde avec son protégé dans les ruines de sa terre. Il y voit dans William Blake le fantôme de l’humanité de l’Occident, cette part qu’il a aimé et intégré, et delà de son admiration pour le poète disparu, il place dans sa supposé réincarnation l’espoir d’une vengeance, d’une victoire de la civilisation sur la barbarie. Ce dernier, finalement aussi dérouté que Personne par l’absurdité du monde des blancs, accepte d’écrire sa nouvelle poésie de poudre et de sang.

Mais les morts s’entassent inutilement dans un combat perdu d’avance.